Ce mois-ci, le petit jeu des 10 du 10 et celui proposé par Lakévio
tombent sensiblement le même jour, alors je n'en fais qu'une bouchée...EUH qu'un seul billet...
Pour ces 10 du 10 du mois d'Avril, J'habite à Waterford nous laisse quartier libre,
je ne vais pas être originale, je vais profiter du soleil de ce jour pour,
encore une fois vous montrer les trésors de mon jardin
Les poiriers et la vigne nous font de belles promesses
le pommier "Everest" chargé encore des fruits de l'an passé commence déjà à refleurir
le géranium sanguiniara se couvre de fleurs
le myosotis
et celle-ci ...qui est-elle, je ne la connais pas, et vous ?
Les pivoines sont en boutons
et les ostéospermum se couvrent d'étoiles jaunes...
La corbeille d'Alysses est en pleine fleur
de même que la lavande papillon
Les autres participants sont
là
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Le bouquet de lilas pour Lakévio
Dans un premier temps, ce bouquet de lilas,
joliment mis en valeur dans son vase bleu, ne m’a pas inspirée…
Pourtant, en réfléchissant un peu…Mais si, rappelle-toi Tanette…
Mes souvenirs d’enfance (certes déjà lointains) sont revenus d’un seul coup.
Je l’ai revu et l’ai senti à nouveau ce bouquet de lilas que j’aimais tant.
Mon père possédait un terrain tout en
terrasses sur un coteau bien exposé au soleil dans le village où nous habitions
dans l’hérault. Ce terrain s’appelait « Le Pigeonnier resplendy »
(d’où l’appellation de mon blog, c’est parce que ce nom-là me plaisait que j’ai
nommé mon blog ainsi..).
Dans ce terrain, mon père cultivait une vigne ..ou
plutôt quelques souches çà et là au milieu des cailloux et,
tout en haut, sur
la dernière « faïsse »,
parce
qu’elle était peut-être un peu plus large et plus plate que les autres, il y avait un cabanon en pierres avec un banc
devant, comme il se doit.
C’est que, au bout du sentier qui grimpait jusque-là,
on était content d’arriver enfin au petit banc,
pour reprendre le souffle.
Et
là, ce n’était que bonheur, les bruits du village en bas, nous parvenaient bien
atténués,
et l’on pouvait jouir tout à notre aise de la vue sur toute la
colline
et des odeurs qui, elles,
montaient sans retenue.
Au printemps, c’est le lilas violet foncé (comme je
l’aime) qui nous faisait profiter de ses effluves,
mon père l’avait planté là,
sur la gauche du cabanon, où il s’était bien plu,
des rejetons poussaient un peu
partout, il s’étoffait de plus en plus et nous procurait de beaux bouquets
comme pour nous remercier d’être arrivés jusqu’à lui.
J'ai grandi,... mon père a vieilli,...mais à chaque fois qu'il m'était possible, j'allais le retrouver là,
avec toujours autant de plaisir.
Mon père me faisait part de ses projets,
il me disait comment il allait organiser sa retraite autour de
ce lopin de terre,
il me parlait de ses plantations prochaines, du pigeonnier
qu’il comptait installer à la droite du cabanon,
il se taisait, savourant d'avance les plaisirs qu'il prendrait là, et me laissant imaginer ce que deviendrait ce petit paradis après les
transformations prévues.
Venait l’heure de rentrer, …alors,
il cueillait un beau bouquet du lilas odorant que ma mère mêlerait avec le
lilas blanc qui poussait dans notre jardin.
Les deux couleurs se sublimeraient
et la pièce embaumerait.