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mercredi 30 mars 2011

Comme une branche d'aubépine



Comme une branche d'aubépine
Dans la fontaine des scintillements
Elle est tombée dans mes pensées,
Cette parole qu'en tressaillant
Sa bouche divine
A prononcée,
Et qu'à mon tour je te redis.

Comme une branche en fleur détachée
De la cime du paradis.

Et la voici, vierge encore, enchantée,
Sans qu'une fleur en ait péri,
Vivante, rajeunie, toute diamantée

Charles VAN LERBERGHE

lundi 6 décembre 2010

Les feuilles tombent...


"Les feuilles tombent peu à peu
Les feuilles sont déjà par terre...
En grand silence, en grand mystère
Les feuilles tombent peu à peu."

L. Delarue-Mardrus

samedi 13 novembre 2010

La vague


Je suis une vague, je suis née
Sur une plage d'Italie
Par un beau matin d'été
Mes débuts furent difficiles
Je n'étais pas très docile
J'eus bien du mal à me supporter
Car les enfants, en vacances
Dans une belle indifférence
Tous s'éclaboussaient de moi

Et moi, petite eau tranquille
Je rêvais des vagues d'îles
Je rêvais que j'étais chez-moi
Et moi petite eau tranquille
Je rêvais des vagues d'îles
Je rêvais que j'étais chez-moi


Un beau jour de grand courage
Je suis partie à la nage
Moi qui ne savais pas bien nager
Je suis partie sans bagage
Sauf un petit coquillage
Dont je m'étais prise d'amitié
Depuis que j'ai pris le large
Je connais bien d'autres charges
Les grands bateaux viennet m'affronter


Alors moi, je les supporte
Alors moi, je les emporte
Vers un port de Méditerranée
Alors moi, je les supporte
Alors moi, je les emporte
Vers un port de Méditerranée


Je suis une vague je suis née
Sur une plage d'Italie
Par un beau matin d'été
Mais aujourd'hui je vivote
Je m'ennuie et je clapote
Les vieux murs d'un quai désaffecté
Ma mère, ma mère, je regrette
La petite plage déserte
Où les enfants s'amusaient de moi
Fasse que le vent se lève
Que j'aille mourir sur ma grève
Que je ne connaissais pas


Et si c'est pas la mer à boire
Je voudrais écrire mes mémoires
Dans le sable chaud de l'eau-delà
Et si c'est pas la mer à boire
Je voudrais écrire mes mémoires
Dans le sable chaud de l'eau-delà

Jean Vallée

dimanche 7 novembre 2010

Tombés du ciel...

Tombé du ciel à travers les nuages
Quel heureux présage pour un aiguilleur du ciel
Tombé du lit fauché en plein rêve
Frappé par le glaive de la sonnerie du réveil
Tombé dans l'oreille d'un sourd
Qui venait de tomber en amour la veille
D'une hôtesse de l'air fidèle
Tombée du haut d'la passerelle
Dans les bras d'un bagagiste un peu volage
Ancien tueur à gages
Comment peut-on tomber plus mal



Tombé du ciel rebelle aux louanges
Chassé par les anges du paradis originel
Tombé d'sommeil perdu connaissance
Retombé en enfance au pied du grand sapin de
Noël Voilé de mystère sous mes yeux éblouis
Par la naissance d'une étoile dans le désert
Tombée comme un météore dans les poches de Balthazar
Gaspard Melchior les trois fameux rois mages
trafiquants d'import export



Tombés en haut comme les petites gouttes d'eau
Que j'entends tomber dehors par la f'nêtre
Quand je m'endors le cœur en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson
Tombé sur un jour de chance
Tombé à la fleur de l'âge dans l'oubli

{...}


C'est fou c'qu'on peut voir tomber
Quand on traine sur le pavé
Les yeux en l'air
La semelle battant la poussière
On voit tomber des balcons
Des ports d'fleurs des mégots
Des chanteurs de charme
Des jeunes filles en larmes
et des alpinistes amateurs


Tombés d'en haut comme les petites gouttes d'eau
Que j'entends tomber dehors par la f'nêtre
Quand je m'endors le cour en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson
Tombé sur un jour de chance
Tombé par inadvertance amoureux
Tombé à terre pour la fille qu'on aime
Se relever indemne et retomber amoureux
Tombé sur toi tombé en pamoison
Avalé la cigue goûté le poison qui tue
L'amour encore et toujours
                                            Jacques Higelin



mercredi 13 octobre 2010

Chanson des escargots qui vont....

Après ce message SECURITY TOOL AVERTISSEMENT qui a bloqué tous mes fichiers j'ai enfin retrouvé mon PC. M. Tanette était le 48ème à aller chez le réparateur... Il s'agirait de "plaisantins" qui opèrent le dimanche chez les abonnés à Orange...

Il semblerait que le "nettoyage" de mon ordi n'ait pas amélioré la publication de mes photos, je les vois maintenant comme vous les recevez chez vous...certaines sont en double, d'autres apparaissent en petit format une fois et en hyper grand format une seconde fois.... Je ne sais pas y remédier et suis étonnée de voir que  les autres adhérents de Blogger n'aient pas les mêmes anomalies....
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A l'enterrement d'une feuille morte,
Deux escargots s'en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes
Ils s'en vont dans le soir
Un très beau soir d'automne
Hélas quand ils arrivent
C'est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes
Sont toutes réseeuscitées
Et les deux escargots
Sont très désappointés
Mais voilà le soleil
Le soleil qui leur dit
Prenez prenez la peine
La peine de vous asseoir
Prenez un verre de bière
Si le coeur vous en dit
Prenez si ça vous plaît
L'autocar pour Paris
Il partira ce soir
Vous verrez du pays
Mais ne prenez pas le deuil
C'est moi qui vous le dis
Ca noircit le blanc de l'oeil
Et puis ça enlaidit
Les histoires de cercueils
C'es triste et pas joli
Reprenez vos couleurs
Les couleurs de la vie
Alors toutes les bêtes
Les arbres et les plantes
Se mettent à chanter
A chanter à tue-tête
La vraie chanson vivante
La chanson de l'été
 Et tout le monde de boire
Tout le monde de trinquer
C'est un très joli soir
Un joli soir d'été
Et les deux escargots
S'ent retournent chez eux
Ils s'ent vont très émus
Ils s'en vont très heureux
Comme il ont beaucoup bu
Ils titubent un p'tit peu
Mais là-haut dans le ciel
La lune veille sur eux.

Jacques Prévert





vendredi 8 octobre 2010

Le petit âne gris...


Ecoutez cette histoire que l'on m'a racontée
Du fond de ma mémoire je vais vous la chanter

Elle se passe en Provence au milieu des moutons
Dans le Sud de la France au pays des santons
Quand il vint au domaine, y avait un beau troupeau
Les étables étaient pleines de brebis et d'agneaux

Marchant toujours en tête aux premières lueurs
Pour tirer sa charrette, il mettait tout son coeur

Au temps des transhumances, il s'en allait heureux
Remontant la Durance, hommête et courageux

Mais un jour de Marseille des messieurs sont venus
La ferme était bien vieille alors on l'a vendue.

Il resta au village, tout le monde l'aimait bien
Vaillant malgré son âge et malgré son chagrin

Image d'Evangile vivant d'humilité
Il se rendait utile auprès du cantonnier

Cette vie honorable un soir s'est terminée
Dans le fond d'une étable tout seul il s'est couché
Pauvre bête de somme il a fermé les yeux
Abandonné des hommes il est mort sans adieu

Cette chanson sans gloire vous racontait la vie
Vous racontait l'histoire d'un petit âne gris.

Hugues Aufray






vendredi 9 avril 2010

Superposition

Cerisiers, pêchers
Fleurs blanches et roses mêlées
Tableau de printemps

jeudi 8 avril 2010

Sourire du matin

L'aube suspend ses pleurs
Au treillis des barrières
Et sur l'eau des carrières
Fait flotter ses couleurs.
Et les bois roucouleurs, 
L'herbe des fondrières
Et les fleurs
Des clairières
Tout sourit
Et miroite.

M. Rollinat