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lundi 22 mai 2017

La maison familiale pour Lakévio



En ouvrant cette porte fenêtre me revient en mémoire, la première fois où j’ai vu ce paysage, 
le jour où, (je ne le savais pas encore) cette maison devenait « notre » maison familiale. 
Je n’en croyais pas mes yeux.
 J’avais vécu jusqu’à mes 9 ans dans l’appartement de l’immeuble dans lequel je suis née. 
Pas de balcon, pas de jardin. 
Là, tout à coup, un grand espace s’ouvrait devant moi.
 J’allais pouvoir courir et inventer des jeux avec mes frères et sœurs, et cette vue sur la campagne ! Comme c’était agréable de ne pas avoir un autre immeuble pour tout horizon !
 Je me souviens combien j’aimais le carrelage qui ressemblait à un immense jeu de dames.. 
Et l’escalier en bois verni avec cette large rampe que nous avons ensuite descendue de nombreuses fois à califourchon… 
Pas très loin de la ville mais assez éloignée pour jouir du calme et de la nature. 
Mon père qui était peintre y avait fait son atelier, il s’y inspirait ainsi du changement des saisons,
 de la lumière de l’aube ou celle de la fin du jour. 
Il nous avait construit une cabane dans les arbres, celle qui, par la suite, a accueilli mes enfants et leurs cousins lors des vacances. 
Cette maison, que nous appelions « La tonnelle »  
 (si bien nommée à cause de la tonnelle couverte de glycine odorante au printemps) 
a été le témoin silencieux des nombreuses joies autant que des tristesses vécues par ses occupants. Elle participait aux fêtes, ou elle était là pour nous servir de refuge en cas de chagrin. 
Les années ont passé. 
Je m’y suis installée après le décès de mes parents, "La Tonnelle" a une âme, je m’y sens bien,  je suis heureuse d’y avoir passé une grande partie de mon existence et de continuer à y accueillir qui veut bien y venir.
 J’ai beaucoup de chance.
 

12 commentaires:

  1. je trouve en effet que c'est une chance de pouvoir garder la maison de son enfance. Malheureusement pour moi, il y a eu bien trop de déménagements successifs... Aujourd'hui seule la maison de mes grands-parents est un refuge pour moi ...

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  2. Une maison accueillante c'est précieux ! cette petite fille y a découvert avec bonheur les joies de la nature ! une nouvelle vie en somme !
    Gris ici aussi ! bisous

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  3. Enfin un texte sans pathos ! Seulement le bonheur d'une maison familiale (c'est aussi cela que j'ai voulu souligner dans le mien)
    Elle a eu bien de la chance cette petite fille qui est devenue toi !

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  4. Moi qui ai restauré la maison de mes arrières-grands-parents que je n'ai pas connu, ton texte me parle évidemment. Ma maison est dans ma famille depuis un siècle, mon grand-père (87 ans aujourd'hui) y est né, mes arrières-grands-parents y ont vécu jusqu'à leur décès à la fin des années 70, puis elle a été louée pendant 30 ans, avant que je la reprenne.

    Bonne semaine Tanette.

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  5. J'aime beaucoup cette histoire de maison de famille.

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  6. une maison chargé de souvenirs,ton histoire sans le vécu, bises

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  7. Quel plaisir de lire ces quelques lignes ... Cela me rappelle de merveilleux souvenirs. Notamment la maison, ou plutôt le mas où j'ai passé toute mon enfance et ma jeunesse avant de me marier. Souvenirs, souvenirs. Bises.

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  8. Un très beau texte.
    Bonne journée.
    Evelyne

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  9. Je passerais bien te voir dans cette maison familiale ! lol
    Ma jeunesse c'était en immeuble face à un autre immeuble
    mais j'ai de bons souvenirs aussi !
    gros bisous
    MITOU

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  10. Tout ceci est joliment raconté. Tu parles avec amour et émotion de cette maison et je pense que l'écrin de verdure dans lequel elle se situe doit être aussi source de bonheur. Bon week end chère Tanette. Je t'embrasse

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  11. Merci de partager ce bonheur avec nous. La maison de famille où chacun a plaisir de se retrouver régulièrement. Hélas, chez nous, elle n'est plus...

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  12. Il y a des maisons comme ça, qui laissent de merveilleux souvenirs comme celle des vacances de mon enfance. Mes parents ont déménagé plusieurs fois ce qui ne m'a pas laissé le temps de m'attacher, sauf à la rue Campagne Première dans le 14è arrondissement à Paris, là où mes Grands Parents étaient concierges.
    Bises

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