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mercredi 13 décembre 2017

Dans mon jardin ce matin




Encore perlées de gelée, les dernières roses.
Je vous souhaite une belle journée.

dimanche 10 décembre 2017

Les 10 du 10



Nous voilà déjà en décembre, frimas généralisés sur l'Europe, journées raccourcies (en lumière, pas en heures de travail!)  et comme je l'avais annoncé précédemment, on amènera la lumière par  nos photos! 

C'est le thème proposé par J'habite à Waterford  pour ce mois de décembre.

La voyez-vous la petite lumière à l'intérieur de la maisonnette dans ma déco ?


La lumière du soleil d'automne donne du relief à ce charmant petit village tarnais


Il  y a aussi la lumière artificielle qui met en valeur le choeur de cette église de Luchon


ou bien celle du soleil couchant saisie avant-hier en rentrant de Toulouse


celle des fonds marins...... dans cet aquarium de Biarritz


celle qui réchauffe dans un feu de cheminée


Ou celle qui ressort dans la peinture d'une élève de l'école des Beaux Arts


ou encore celles-ci lors de l'ouverture du carnaval vénitien à Castres.


de la lumière dans des bougies sur un gâteau d'anniversaire




qui dit lumière, dit ombre, comme celle projetée sur le mur de mon salon 


D'autres participations ICI 

lundi 4 décembre 2017

La consigne de Lakévio

La Marquise


1880 Lluisa Dulce i Tressera marquise de Caastellflorite by Antonni Caba
 Antoni Caba - Portrait de la marquise de Castellflorite - 1880

"La marquise sortit à cinq heures"...
phrase attribuée par André Breton à Paul Valéry, mais, il y a des doutes...

Devoir-Jeu Numéro 4 !
Il s'agit d'étoffer cette simple phrase pour en faire... toute une histoire !



Elvire, la soubrette aimait bien la marquise de Castellflorite
 auprès de laquelle elle louait ses services.
 La marquise était souvent triste, même lorsqu’elle essayait de sourire,
 ses yeux exprimaient une certaine langueur. 
Elle était souvent seule,
 le Marquis partageait ses journées auprès de ses amis, ou de ses chevaux 
mais Elvire s’était laissé dire qu’il avait aussi de nombreuses conquêtes féminines.
 Elvire éprouvait donc un sentiment de compassion envers sa jeune maîtresse.
Mais depuis quelques temps, la servante avait remarqué 
que le duc de Villahermosa venait de plus en plus souvent au château,
 et, comme par hasard, lorsque Monsieur était absent.
 Elvire en éprouvait une certaine satisfaction, échafaudant, dans sa tête
 ce qu’elle considérait comme un bienfait pour la Marquise.
 Elle se prit alors à épier ces visites et, bien qu’elle s’en défendit,
 elle finit par être le témoin d’une déclaration de la part dudit visiteur : 
« Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour » 
suivie d’une proposition de rendez-vous pour le soir même.
Aussi, ne fut-elle pas surprise
 lorsque « la marquise sortit à cinq heures… »
Réponse qu’elle fit avec une grande satisfaction à Monsieur le Marquis 
lorsqu’il daigna s’enquérir de l’absence de son épouse.

dimanche 26 novembre 2017

Un capharnaüm pour Lakévio



catherine rey aquarelles les grandes dames
Ail ?... Non, carottes ! (aquarelle de Catherine Rey)
Je sais, je sais... Mais dites-vous que j'aurais pu faire pire ! 

De plus, c'est le jour des Papous number two !
A partir du tableau proposé, écrire un texte  en prose ou un poème en plaçant judicieusement les dix mots de la liste suivante que vous mettrez en gras dans votre texte. (Comme vous êtes doués, j'ai rajouté deux mots à la liste , ce qui est plus conforme au vrai jeu des Papous dans la Tête, émission diffusée le samedi soir de 20h à 21h sur France-Culture ou en podcast quand vous voulez ou presque !)
soierie
excelllent
éliminer
explication
tranchant
éclaireur
douçâtre
dominer
effet
hostile
Il n'est pas permis de changer l'orthographe des mots. Impossible donc de les accorder ou de conjuguer les verbes. je vous conseille de copier-coller la liste avant la composition de votre texte. Mettez en gras ou soulignez les mots utilisés dans votre texte.

J'ai réussi à tout caser (même si je ne suis pas très satisfaite) dans une histoire qui n'en est pas vraiment une :

J’entre dans cette boutique de la rue de l’Aiguillerie, avec toujours autant de plaisir…
 une boutique que je ne saurais nommer tant on peut y trouver d’objets hétéroclites. 
Edith, la vendeuse que je connais bien, me sourit. 
Très vite, je suis attirée par une soierie sur laquelle a été peint un bouquet de carottes. 
Je trouve l’idée plutôt étrange. 
Un bouquet de carottes sur une aussi belle étoffe.
 En voyant mon air étonné, Edith s’approche de moi pour me donner  cette explication :
 Elle a bien connu Tao et son épouse lorsqu’elle habitait au Japon.
 Ils vivaient à la campagne où Tao cultivait de beaux légumes,
 sa femme, avant de les cuisiner, prenait plaisir à les immortaliser sur des bandes de soie qu’une de leurs amies leur procurait. 
Mme Tao n’avait jamais appris à peindre, pourtant ce tableau était plus vrai que nature, elle avait su sublimer ces carottes par les couleurs, les ombres, grâce à des gestes délicats  et un œil émerveillé..
Edith se souvient de l’excellent repas qu’elle a fait chez ses amis,
 en particulier de cette simple soupe de carottes auxquelles ils avaient ajouté du cumin et quelques herbes de leur jardin qui avaient transformé le goût, habituellement douceâtre, en un breuvage délicieux. 

 Edith connaît une belle anecdote pour chacun des objets exposés,
 même le plus hostile d’entre eux au premier regard, prend tout-à-coup une autre dimension,
 un autre effet quand j’entends son origine ou son parcours.
Tel ce portrait d'un soldat qu’Edith me présente comme un éclaireur  lors de la première guerre mondiale, son histoire a été dévoilée par le carnet de guerre retrouvé avec le tableau
 il a dû avoir beaucoup de courage pour aller repérer le terrain, ce pauvre jeune homme et je comprends mieux pourquoi son visage paraît aussi "fermé".
 J'imagine les raisons pour lesquelles Edith ne peut en éliminer aucun,
 et combien elle doit dominer son envie de les garder et se faire violence pour ne pas prendre un ton tranchant lorsqu’un acheteur paraît intéressé.
 

lundi 20 novembre 2017

Un lac dans la Montagne Noire

Manque de temps et....d'idées, je n'ai pas participé au petit jeu du lundi,  de Lakévio
 mais je vous emmène faire une petite promenade dans la Montagne Noire
par un bel après-midi ensoleillé.

Un beau massif d'hortensias sur les bords du lac


Lac des Montagnès
 


Un arbre doré aux couleurs de la saison
 

Celui-ci semble avoir souffert ... il me fait penser à un animal en train de brouter


Le soleil se faufile entre les arbres
 
 Une vue générale de Mazamet


La montagne Noire vue de plus près.. 


vendredi 10 novembre 2017

Les 10 du 10 de novembre

Ce mois-ci J'habite à Waterford nous propose ce thème :




Le vent souffle, les feuilles tourbillonnent, alors pourquoi pas, léger? comme l'air, la plume, le papier, voire les mots... 

alors, pourquoi pas : 

Les plumeaux de cette graminée secoués par le vent dans mon jardin


La tillandsia ou fille de l'air

cette toile d'araignée un matin de givre

 légère comme la goutte d'eau sur une feuille de nénuphar




le linge emporté par le vent 


le papillon posé sur la fleur


légère la fine couche de neige dans les rues de Mazamet et sur le pare-brise


légère l'écharpe de brume autour du Pic du Midi


légère....mon inquiétude quand les cabines qui montaient vers le Lac de Gaube
 se sont immobilisées....bien trop longtemps au-dessus du vide....


légères les gouttes de résine qui s'échappaient du grand pin...


D'autres participations ICI

lundi 6 novembre 2017

La chambre pour Lakevio



sally storch - alla-finestra
Sally Storch - A la fenêtre

 Sur cette image belle comme du Hopper, je vous propose le
Jeu des Papous N°1

1) Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 1908, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail." (emprunt à Simone, jeune fille rangée.)

2) Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Je vais laisser pousser ma moustache, décida-t-il" (emprunt à Jean-Paul, celui qui écrit sur le mur.)

Entre les deux, casez ce que vous voulez !



« Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 1908, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail » ….. 
J’ai vécu six années heureuses dans cet appartement, entourée de parents aimants,
 le quartier était agréable, mes parents aisés, mais…..
 la guerre est venue interrompre ces douces années,
 nous avons dû nous réfugier en  province.

 Je fête aujourd’hui mon 40è anniversaire et ne peux m’empêcher de  penser
 avec nostalgie à mes premières années.

Nous ne nous doutions pas encore de celles qui allaient suivre,
 des deux guerres et des privations que nous allions devoir supporter, 
des morts qui allaient en  payer le tribut ….

Trois ans après l’armistice, 
nous essayons de revenir à une vie plus « normale » malgré les traumatismes.
Avec mon mari, nous avons entrepris un voyage dans la capitale, 
comme un retour aux sources, un pèlerinage. 

En passant devant l'appartement où j'ai vécu, j'ai revu très nettement chaque pièce et tout ce qu’elles contenaient,
 notamment la chambre dans laquelle j’ai vu le jour,
 l’armoire et la commode laquées où la fenêtre se reflétait,
 ma mère assise devant sa coiffeuse,
 dans un déshabillé blanc  brossant délicatement ses longs cheveux.

 J'ai aimé me promener au bras de mon mari  dans la ville qui se reconstruit. 
Nous avons éprouvé enfin une certaine insouciance après ces années noires.
 Des affiches fleurissaient ici et là. 
Une d'entre elles a attiré particulièrement  notre attention, il était écrit :
 « Un baiser sans moustache est comme une soupe sans sel ». 
Jean a souri : «  Je vais laisser pousser ma moustache, décida-t-il »