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jeudi 22 février 2018

Feu de Bois...






L’odeur du feu de bois, du pain grillé,
l’odeur de four, d’étincelle et de vie
soyez adroits puisque vous les aimez
si proches d’être odeurs de l’incendie.
(Robert Mallet)

lundi 19 février 2018

Souvenir pour Lakévio

L'insaisissable étrangeté


couloumy annefrancoise 5
 Anne-Françoise Couloumy

"Il ne faut jamais éclaircir le mystère. De toute façon, un écrivain ne le pourrait pas. Et même s'il cherche à l'éclaircir de manière méticuleuse, il ne fait que le renforcer.
Patrick Modiano


N'ayez pas peur !
Je ne demande pas une dissertation en trois paragraphes sur la citation de Modiano !
Mais simplement d'écrire, à partir de la toile du jour, une histoire un peu, beaucoup, passionnément ...
ONIRIQUE ETRANGEMYSTÉRIEUSE...

Et le mystère s'épaissit... jusqu'à lundi !




Agnès n’avait que 10 ans quand elle  entreprit son premier grand voyage en compagnie de sa famille. Ils ont tout laissé, pris le train et traversé les Alpes pour venir dans le sud de la France, ce pays inconnu dont ils ne comprenaient même pas la langue. Ceux qui les y ont  précédés, les invitaient à les rejoindre.
 « Il y a du travail ici, disaient-ils »
 ( Ils avaient omis de dire combien il allait falloir travailler dur pour avoir un repas à peine correct et combien l’accueil des autochtones qui les traitaient de « macaronis » et autres noms d’oiseaux ne serait pas toujours bienveillant.)
Agnès avait souvent regretté ses camarades, l’immeuble dans lequel elle était née, bref les repères qu’elle avait dû quitter, elle avait eu beaucoup de mal à s’habituer à sa nouvelle vie. 
 Elle avait toujours rêvé de revenir voir les lieux où elle avait passé son enfance pour voir s’ils étaient aussi idylliques que le souvenir qu’elle en avait gardé.
Aussi, est-ce avec joie et beaucoup d’appréhension qu’elle faisait le voyage en sens inverse, 
40 ans après,  en compagnie de son mari.
Dans son village natal, son intense  émotion grandissait au fur et à mesure qu’elle approchait de  « son » quartier. Elle ne reconnaissait aucune des personnes qu’elle rencontrait, par contre, les entendre parler lui remettait en mémoire les années vécues là.
 L’accent chantant, l’intonation, étaient un vrai retour aux sources. 
Et, « Il » était toujours là,  l’immeuble dans lequel elle avait vécu, sa façade était un peu délabrée mais elle le retrouvait comme dans ses rêves. 
Elle se permit d’entrer.
 Là, plus rien n’était pareil, la cage d’escalier avait été repeinte, la couleur marron foncé des portes avait fait place à un joli bleu lavande, les murs aussi avaient changé de couleur.  
 Seule, la rampe de l’escalier était intacte, Agnès y revoyait ses frères glisser jusqu'au fond à califourchon  pendant qu’avec ses sœurs plus jeunes qu’elle, elle les regardait avec envie. Le grand silence qui régnait là, la ramena à la réalité, rien à voir avec les cris et les rires d’alors …
Sans le papier coincé dans l’embrasure de la porte, on aurait pu croire l’endroit inhabité.
 Curieuse, Agnès lut le petit mot griffonné : 
« SVP, ne frappez pas, mon bébé doit dormir jusqu’à 16 h ».
Quel changement ! sa mère n’aurait jamais écrit une chose pareille, elle et sa fratrie avaient été bercés par les bruits familiers (les femmes qui se parlaient d'une fenêtre à l'autre, le bruit des casseroles, du hachoir pour préparer le pesto,  des enfants qui jouaient, etc) qui n’avaient jamais empêché aucun d’eux de faire la sieste, bien au contraire.
Finalement, aurait-elle été plus heureuse si elle avait toujours vécu ici ?
Agnès remercia son mari de l'avoir accompagnée dans ce "pèlerinage", elle continuerait à garder un souvenir ému de son enfance là, mais, sa vie était ailleurs.

samedi 17 février 2018

Printemps

Deux jours ensoleillés.. 17° au thermomètre,
une exception qui méritait un tour dans le jardin pour y découvrir
des signes printaniers...


Le lonicera


Les jonquilles


Les premières fleurs de l'abricotier


les hellébores...encore

Les pensées


Bien fait d'en profiter... la pluie est à nouveau annoncée pour le week-end.

mardi 13 février 2018

Hellébores

Depuis le temps que je les guettais... les voici enfin fleuries





samedi 10 février 2018

Invitation

Invités chez des amis, nous avons savouré le délicieux couscous
qu'ils avaient préparé



suivi de ces délicieuses pâtisseries



de quoi lutter contre le froid et la neige...

lundi 5 février 2018

Des crêpes à trous pour Lakévio


La Chandeleur


On reste dans la cuisine car...
aujourd'hui, on mange des crêpes !
alfred de richemont - crepes-waffles-pancakes
Alfred de Richemont

Bon Appétit !
Mais attention, avant de manger, il faut travailler !...

Sur cette heure délicieuse d'Alfred de Richemont, je vous propose un texte à trous. Il s'agit d'en trouver essentiellement les verbes ( au nombre de  15 ) qui animeront votre histoire. Faites un récit comme il vous sied, humoristique, sombre, scientifique, philosophique, ésotérique, voire érotique !... Biensûr, vous pouvez étoffer et compléter les phrases mais ne rajoutez pas de verbes.

(X, personne 1) et ( Y, personne 2) ... 
Ils ne ... 
Pourtant X ... mais Y ....
Tandis qu'il ... , elle ... mais elle ne ...
Parfois, elle ... , alors il ... 
Cependant, il... ; elle ...
Souvent, ils...
Surtout lorsqu'elle... et qu'il... 
Mais, en fait, ils...

Je ne suis pas sure d'avoir bien compris la consigne...
j'ai écrit un texte tout-à-fait basique...à trous ...

7 h 30 : c'est bien ça, je n'ai pas compris... alors je rajoute les verbes...en lieu et place des ... mis au départ, .hi hi
(effectivement, je ne voyais pas l'intérêt...) 

8 h 30 : Merci Adrienne, grâce à ton commentaire je viens enfin de comprendre la consigne.....chuis pas douée...ou j'ai l'esprit tordu, j'espère que Lakévio sera indulgente.

Josette et Edouard pour fêter la chandeleur préparent  les crêpes, Josette a  même prévu le « louis d’or porte bonheur »..
Ils ne respectent pas vraiment la tradition qui veut que l’on reprenne la pièce enroulée l’année précédente dans la première crêpe et qu’on la donne au premier pauvre rencontré afin de s’assurer prospérité pour l’année ….
Pourtant Josette aurait aimé faire plaisir à un nécessiteux et risquer ainsi de tenter le sort pour son propre compte, mais Edouard assure que ce sont des foutaises, qu’on ne peut compter que sur son travail pour augmenter sa fortune.
Tandis qu’il maugrée encore contre cette « mauvaise idée »,… la pièce dans la main gauche et la poêle dans la main droite elle s'apprête à faire sauter, bien consciencieusement la première crêpe mais elle ne se rend pas compte qu’elle  a oublié de graisser le fond de la poêle… catastrophe, tout reste collé.. et ne se détache en petits morceaux qu’au prix de grands efforts.
Parfois, elle pleure dans ce genre de situation, alors il oublie vite sa mauvaise humeur et vient à son secours.
Cependant, il insiste : « tu vois, si tu n’avais pas été obsédée par ce louis d’or, tu aurais été plus attentive et tu aurais fait toutes les opérations dans l’ordre »  ; elle se défend : « ce n’est pas si grave, j’ai gaspillé la première crêpe mais il y en a plein d’autres à faire… »
Souvent, ils se taquinent ainsi mais ça ne va jamais très loin.
Surtout, lorsqu’elle arbore son délicieux sourire et qu’il se rend  compte qu’il a été trop impulsif, ils sont si différents… 
Mais, en fait, ils sont faits l’un pour l’autre ces deux-là !