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lundi 30 janvier 2017

Nuances de bleu (petit jeu pour Lakévio)



Daniel Maidman - Rachel at the cafe

1re version
Il y a bleu et..bleu.
 Ces yeux-là sont diaphane, ils n’ont pas un bleu ordinaire, bleu glacier, bleu porcelaine, indéfinissable.
 Et ces cheveux, si joliment ondulés... mais surtout avec cette couleur de rouille si exceptionnelle, on dirait qu’ils ont été peints de façon à mettre encore en valeur, si besoin était, ces jolis yeux. 
Pourtant, Amandine ne se souciait guère de son apparence. Depuis sa petite enfance elle en avait entendu, des compliments à propos de la couleur de ses yeux ou de ses cheveux, ses cheveux  lui avaient valu aussi des quolibets lorsqu’elle était dans les petites classes, où elle s’entendait appeler « la rouquine ». 
Si en ce temps-là elle en avait souffert, maintenant elle en était fière, cette couleur la distinguait de ses camarades, et elle n’aurait jamais songé à en changer par quelque artifice que ce soit..
 Son but : ses études de médecine, elle voulait se rendre utile, soulager les malades et, si possible, s’engager pour une cause humanitaire.   
Elle s’était habituée au regard des passants qui se retournaient sur elle et à ceux plus insistants de certains de ces messieurs mais elle n’en tirait aucune vanité . Ce jour-là, elle fit une rencontre qui pourrait faire changer le cours des choses. Elle avait remarqué,  cet homme brun qui tournait son visage vers elle et semblait la regarder derrière ses lunettes noires lorsqu’elle prenait son café, toujours au même endroit dans ce bar qu’elle affectionnait particulièrement. 
Voilà qu’il se levait et se dirigeait vers elle. Poliment, il lui demanda l’autorisation de s’asseoir à sa table et, sans détour lui fit part de ses intentions. Il était imprésario, dès qu’il l’avait vue, il avait su qu’elle était celle qu"il cherchait pour jouer le rôle principal d'un film, avec de tels cheveux et de tels yeux, il était sûr de lui, il ne pouvait se tromper. 
Surprise, amusée, intriguée, elle lui expliqua qu’elle n’avait aucune disposition pour une telle carrière qui était bien loin de ses objectifs. 
Il lui demanda quand même de réfléchir pendant une semaine,  il tenait vraiment à lui confier ce rôle, ce serait dommage pour elle de passer à côté d’une telle opportunité.
 Ils se quittèrent, chacun restant sur sa position…..

A votre avis qu’aura t’elle choisi ?


2è version

Il y a bleu et..bleu.
 Ces yeux-là sont diaphane, ils n’ont pas un bleu ordinaire, bleu glacier, bleu porcelaine, indéfinissable. 
Et ces cheveux, si joliment ondulés mais surtout avec cette couleur de rouille si exceptionnelle, on dirait qu’ils ont été peints de façon à mettre encore en valeur, si besoin était, ces jolis yeux.
 Pourtant, Amandine ne se souciait guère de son apparence. Depuis sa petite enfance elle en avait entendu, des compliments à propos de la couleur de ses yeux ou de ses cheveux, ses cheveux  lui avaient valu aussi des quolibets lorsqu’elle était dans les petites classes, où elle s’entendait appeler « la rouquine ». Si en ce temps-là elle en avait souffert, maintenant elle en était fière, cette couleur la distinguait de ses camarades, et elle n’aurait jamais songé à en changer par quelque artifice que ce soit.. 
Son but : ses études de médecine, elle voulait se rendre utile, soulager les malades et, si possible, s’engager pour une cause humanitaire. 
 Elle s’était habituée au regard des passants qui se retournaient sur elle et à ceux plus insistants de certains de ces messieurs mais elle n’en tirait aucune vanité.
 Elle vivait seule avec sa mère. A chaque fois qu’elle lui avait demandé pourquoi elle n’avait pas de papa, cette dernière lui avait répondu, évasive : Tu trouves qu’on n’est pas bien toutes les deux ? La réponse ne lui convenait pas et cette question la taraudait sans cesse. A force d’insistance, elle avait fini par savoir que son père avait quitté le foyer lorsqu’elle avait à peine un an…  Elle aurait aimé retrouver son géniteur mais n’osait plus poser de question tant elle avait senti de la tristesse dans cette réponse. Puis, absorbée par ses études, elle avait remis à plus tard ses éventuelles recherches.
 Un jour, alors qu’elle prenait son café, toujours au même endroit dans ce bar qu’elle affectionnait particulièrement, elle avait remarqué,  cet homme brun qui tournait son visage vers elle et semblait la regarder derrière ses lunettes noires mais elle n’y avait pas prêté plus d’attention.  
Aujourd’hui, il était là, à nouveau, et voilà qu’il se levait et venait dans sa direction.
 Il lui avait poliment demandé l’autorisation de s’asseoir à sa table et avait engagé la conversation. Amandine était sur la défensive et se demandait où il voulait en venir… 
Alors il avait ôté ses lunettes et elle avait su tout de suite, quand elle avait vu la couleur de ses yeux, il n’avait même pas eu besoin de lui dire : je suis ton père.
 Ils avaient parlé longuement, lui, expliquant son absence et elle lui parlant de ses ressentis.
 Depuis qu’il était parti, il n’avait cessé de la suivre, il la voyait grandir mais n’osait se manifester de peur de la perturber  mais là, il n’y tenait plus, il lui avait fallu se dévoiler.



Je n'ai pas su choisir, quelle version préférez-vous ?

vendredi 27 janvier 2017

Le clown



S'accompagnant d'un doigt

ou quelques doigts
le clown se meurt
S'accompagnant d'un doigt
ou quelques doigts
le clown se meurt
sur un petit violon
et pour quelques spectateurs
sur un petit violon
et pour quelques spectateurs

........................

avez-vous connu cette chanson chantée par Gianni Esposito ?

Pour ceux qui ne connaissent pas, vous pouvez écouter :

Giani Esposito - 'Le Clown' - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=jGwQ6-Xi2W4


mardi 24 janvier 2017

Il y a le ciel...et la mer.... mais pas le soleil




Dimanche, on ne savait pas faire  la différence entre le ciel et l'océan..


ce qui n'empêchait pas notre demoiselle de chanter tout en se promenant


ni les mouettes de faire un ballet au-dessus de nos têtes


 On ne peut aller plus loin, c'est le bout de l'estacade, ...regarder l'horizon  d'un gris uniforme


 et la marée qui continue, son mouvement d'ascension...


Bonne semaine à vous.

lundi 23 janvier 2017

Qui vit là ? Petit jeu pour Lakevio

Paul Rafferty - Hydrangeas contre-jour
 Paul Rafferty-Hydrangeas - Contre-Jour

Qui vit là ?
Le fauteuil vous tend les bras jusqu'à lundi; asseyez-vous le temps de raconter..



C’était il y a longtemps, j’étais une fillette de 6 ou 7 ans. 
Maman faisait le ménage chez une de nos voisines à laquelle je rendais souvent visite. 
Agnès était une petite femme tout habillée de noir, je la trouvais très âgée alors qu’elle n’était peut-être pas plus vieille que moi maintenant, à l’heure de la septantaine. 
Ses cheveux blancs étaient toujours impeccablement tirés et ramassés en chignon au-dessus de sa nuque. 
La peau de son visage était pâle, son front tout ridé mais ses joues étaient d’une douceur…j’aimais l’embrasser et me blottir contre son visage. 
Elle aimait mes visites qui distrayaient ses journées.
 Je sonnais à la porte d’entrée de la grande maison de maître qu’elle était seule à occuper, je n’attendais pas la réponse, j’escaladais 4 à 4 les marches du grand escalier qui m’impressionnait jusqu’au 2è étage où elle m’attendait le sourire aux lèvres. 
Alors, elle regagnait son fauteuil  dans le fond du salon devant la porte fenêtre qu’elle avait ouverte pour faire entrer le soleil qui réchauffait ses vieux os. 
Sur le guéridon, un gros bouquet d’hydrangéas qu’elle affectionnait particulièrement, de roses ou de mimosa suivant la saison,  à côté duquel était posée la photo de sa seule famille qui vivait dans le Gard et qu'elle voyait peu : sa fille et son gendre.
 Je m’asseyais près d’elle et j’écoutais avec attention les nombreuses histoires qu’elle seule savait raconter. De temps en temps, elle s’interrompait pour me demander un verre d’eau que j’allais  chercher dans la cuisine ou pour pousser la porte quand le soleil avait faiblit et que l’on commençait à sentir un peu d’air frais. Quelques fois, elle m’invitait à partager son repas, j’étais très fière, nous mangions sur la grande table de la salle-à-manger, nos assiettes posées sur des sets de table, c’était, pour moi,  « un autre monde ».

samedi 21 janvier 2017

Cidrerie basque

Avant d'entrer


Sur le pas de la porte, on est vite dans le "vif" du sujet




 les tables sont mises, d'ici peu, elles seront remplies de convives


 le cidre coule à flots sous l'action impulsée au robinet par le jeune préposé 
il suffit d'avancer son verre, (le but est d'en prendre peu et de revenir souvent si on veut goûter à toutes les variétés)


on n'a pas vu passer le temps, le repas était délicieux (surtout la côte de boeuf (pour 2 personnes) 
grillée à point qui embaumait en plus d'être très tendre 


avez-vous remarqué la pomme au bout du balancier ?